Côté météo ce n’était pas gagné, matinée pluvieuse, début d’après-midi incertain et …..
Rendez-vous devant le jardin du Musée Jean Lurçat pour la 2ème édition de cette randonnée patrimoniale.
Le temps est doux et sec …
Nous partîmes 22, sous le regard de Véléda la statue emblématique de ce jardin, à l’assaut de la rue Gay Lussac, et nous nous vîmes 24 en arrivant au tertre St Laurent, face au Greniers St Jean (ancien hôpital – 12ème siècle). 2 retardataires nous rejoignent essoufflées !
Nous atteignons la place de la Paix (éternelle) son nom est dû à l’ancien cimetière de l’hôpital.
Nous pouvons admirer les Hôtels particuliers (Richeteau – Drouot – Petit-Riveau et Marcouaul) qui l’entourent.
Nous continuons en passant devant le Café de l’Hommeau, puis la rue de la Bouteille pour admirer d’autres Hôtels Particuliers ceux de la Place du Tertre. Nous empruntons la rue Vauvert, l’Hôtel Poisroux se distingue par sa tour en tuffeau et schiste. Petite visite à l‘Eglise du Couvent des Bénédictines et sa Sainte Madeleine en bois polychrome doré du XVème siècle.
Après une déambulation dans les ruelles mal pavées de la Doutre, nous pouvons admirer l’Hôtel des Pénitentes magnifiquement restauré, et de chercher cette pénitente à la tête baissée sur un pan de la cheminée (il faut la trouver ça se mérite !). Après les quartiers hauts nous descendons par la rue Lionnaise vers les quartiers plus populaires des commerçants et des artisans, avec les maisons à colombages de la place de la Laiterie.
Nous traversons pour pouvoir admirer les 2 églises imbriquées (Abbatiale de l’Abbaye de Ronceray et l’Eglise de la Trinité) et Michel ouvre le caisson de l’ancienne apothicairerie du 16ème siècle pour découvrir une belle dame bien cachée.
Un petit coup d’œil sur les mosaïques (sangliers) de cet ancien commerce (1934).
Et quel est le « mystère » de ces 3 mégalithes en schiste dressés place de l’Estoile, Obélix serait-il passé par Juliomagus ?
Nous quittons la Doutre par le Pont de Verdun (pont à 8 arches) sous le regard désabusé du Maréchal Beaurepaire. Déjà la Cathédrale nous offre sa silhouette élancée tout en haut de la montée Saint-Maurice. Le jour commence à baisser sérieusement.
La Cité médiévale nous accueille au bout de cet escalier lui aussi mal pavé, perchée sur son promontoire rocheux et son organisation autour du Château et de la Cathédrale. Nous empruntons la rue Donnadieu de Puycharie bordée de hauts murs abritant des maisons canoniales (Ste Marie – St Martiall – Saint Maurille).
Nous apercevons le château et le ciel prend des couleurs crépusculaires, le temps d’arriver « au bout du Monde » le ciel est devenu rouge et rose, c’est magnifique ! Tous les portables immortalisent ce moment. La photo de groupe s’impose.
Balade tranquille le long de la promenade. La Place Kennedy est transformée, une réussite nous pouvons admirer la statue du roi René (Sculpteur David d’Angers - 1853) et de son socle (1854 - 12 statuettes représentant les figures historiques de l’Anjou).
Maintenant il fait nuit et nous remontons par la Promenade du Bout du Monde pour s’immerger une nouvelle fois dans la cité médiévale au fil de ses ruelles :
- La Maison du Chapelin Chandemore - la plus vieille maison à pans de bois
- La Maison de la Tour du Croissant
- La Maison Ste Croix-construite en tuffeau et schiste
Nous apercevons les flèches de la Cathédrale (parvis en travaux), mais continuons par la rue St Evroult qui à cette heure est déserte (pas tard pourtant) elle aussi mal pavée, une atmosphère « des Misérables » Jean Valjean va apparaître au coin de la rue !
La rue du Musée est beaucoup plus agréable, bien que peu éclairée (Chapelle St Eloi et Le Logis Barrault).
La statue de « Per Adriano » nous accueille place St Eloi dominée par la Tour
St Aubin (une structure de forteresse – 54m – murs aveugles sur les 22 premiers mètres 2.5m d’épaisseur – avec des contreforts de 2.70m de large pour les angles – elle peut résister au balancement des plus grosses cloches)
Nous passons devant la préfecture (ancienne Abbaye St Aubin) pour atteindre la Collégiale St Martin.
Changement d’époque avec le bâtiment de la poste centrale Art Déco (1934-1937).
La Maison Adam nous replonge à l’époque des maisons à pans de bois, sa nouvelle couleur ne fait pas l’unanimité… tout le monde cherche le Tricouillard ! Puis le Palais Episcopal (Tau) que nous avons du mal à distinguer (pas d’éclairage).
Nous longeons le centre commercial Fleur d’Eau (20ème siècle) qui a remplacé les anciennes Halles, et cette tour (Villebon) bizarre coincée entre deux immeubles, un vestige des anciennes fortifications.
Maintenant le cœur d’Angers illuminé pour les fêtes de fin d’année, la rue St Laud et ses nombreux bars et ses terrasses animées, nous empruntons la petite rue de l’Espine afin de passer devant Le Logis Pincé (Musée), la rue Lenepveu et ses chalets nous mènent vers la place du Ralliement qui brille de 1000 feux (le marché de Noël – le Théâtre enguirlandé – le joli sapin tout doré).
Nous remontons la rue d’Alsace en essayant d’apercevoir les jolies mosaïques d’Odorico (pour Blanche : O-D-O-R-I-C-O !) de la Maison Bleue pas facile, on devine parce qu’on la connaît !
Un petit détour pour terminer par la rue des Ursulines pour tenter d’apercevoir la partie émergeante de cette Chapelle des Ursulines (dans le noir) intégrée à la Mairie.
Nous terminons notre balade devant l’Hôtel de Ville.
Vue imprenable sur le marché de Noël installée sur le Jardin de Mail, la grande roue éclaire la nuit et se reflète dans le bassin aux Grenouilles. L’odeur de vin chaud arrive jusqu’à nous. Avis aux amateurs !
Merci à tous de nous avoir accompagner dans cette balade patrimoniale de 6km (3h) au cœur d’Angers !
Très belle ville on ne s’en lasse pas !
Les organisateurs
Les photos sont de Christian et France ICI