C’est de la guinguette « La Parenthèse » située à Mazé que 38 Millepattes prirent le départ pour cette randonnée de 21kms entre nature et patrimoine vers Beaufort-en-Anjou (7132 habitants), commune nouvelle créée en 2016 et qui regroupe Beaufort-en-Vallée et Gée .
Nous étions tellement pressés de marcher que nous avons failli partir sans attendre Marc.
C’est d’abord en longeant l’Authion que nous avons rejoint le Gué d’Anjan, puis nous avons traversé le cours d’eau par un pont métallique, que Charlette et Lucette ont ignoré, tellement occupées à discuter. Nous sommes passés devant l’ancien prieuré d’Avrillé, fermé et qui semble abandonné, dont la chapelle a été construite au 14éme et remaniée au 17éme siècle.
Après une petite pause ravitaillement (et une pause technique au milieu des orties), nous avons traversé la route D347 au moyen d’une passerelle, pour rejoindre le centre-ville de Beaufort-en-Vallée, qui était la 3ème ville du département au XIXème siècle. Nous contournons d’abord le château (XIème siècle), puis passons devant les Halles, puis devant l’église Notre Dame et ensuite devant l’Hôtel de Ville.
« Édifié au pied et autour de la motte féodale au XIe siècle, Beaufort devient la capitale d’un riche comté, lieu de séjour apprécié des ducs d’Anjou. Beaufort-en-Vallée tire sa richesse de la vallée de l’Authion. Elle est dotée de riches terres et d’herbages, ou «communaux», que la charte de Jeanne de Laval attribue en 1471 exclusivement aux habitants du comté. Le bois est utilisé par la marine à Nantes, tandis que les sols limoneux facilitent la culture du chanvre et donne naissance, dès le Moyen-Age, à l’artisanat du tissage.
C’est grâce à la réputation des toiles à voiles de Beaufort que Colbert autorise la création de la manufacture Royale, en 1750, qui contribue à l’essor de la ville qui devient alors un important centre de commerces et de marché (dans les Halles). La révolution industrielle remplace les voiles par la vapeur et le chanvre par le coton et son activité cessera définitivement en 1852.
L’activité textile est alors remplacée au XXe par la culture des semences favorisée par le drainage de la vallée. Des marchands de graines comme la maison Vilmorin s’intéressent à Beaufort et à son sol riche. La vallée va devenir un grand champ d’essai, spécialiste en semences fourragères, potagères et florales.
Les Halles, d’inspiration né-classique, sont édifiées en 1838 afin de refléter le prestige de l’industrie du chanvre. Le rez-de-chaussée était réservé à la vente du chanvre et des toiles entreposées au sous-sol, tandis qu’au premier étage siège la justice de paix. Restaurées en 2007, elles sont devenues un lieu d’exposition et de manifestations.
Le Château : sa construction est attribuée à Foulque III Nerra (972-1040), comte d’Anjou. Il subit de nombreuses destructions et reconstructions au cours des siècles. Il a donné son nom à la ville : «bellus fortis», Beaufort. Jeanne de Laval y vécut ses dernières années après la mort du roi René, son époux. »
Après quelques dédales dans le centre-ville, où nous avons failli perdre quelques Millepattes distraits par les étalages car c’était le jour du marché, et par les passants, nous voilà sur les chemins qui nous mènent vers Gée.
« Le nom du village, Geïum en 1224, dérive du nom latin Gaius. Un important château féodal, aujourd’hui complètement disparu, se situe alors près du Couasnon, sur le chemin de grande communication qui relie Sablé à la Loire.
Si l’activité minotière a marqué Gée de son empreinte (il y eut deux moulins banaux, l’un à froment, l’autre à mouture, ainsi qu’une minoterie importante sur le Couasnon jusqu’à la deuxième moitié du XXe s.), la commune est avant tout un pays de polyculture, de prairies et d’arbres fruitiers ».
Nous faisons notre halte pique-nique dans ce petit bourg très calme dans l’espace de loisirs situé derrière la mairie (qui était un ancien prieuré), près de l’église Saint Aubin et de la salle des fêtes.
Après les habituels partages de gâteaux et chocolats (un anniversaire à fêter et Pâques qui arrive), et prêts à repartir, une petite averse nous oblige à mettre les capes et parkas de pluie. Mais le soleil est vite revenu et le vent a chassé la pluie.
Après quelques doutes sur notre parcours…à droite ? …à gauche ?
« Les organisatrices ont-elles vraiment fait la reconnaissance de cette randonnée ? » hi hi hi !
Nous retraversons la D347 au niveau du rond-point de la gendarmerie pour longer le Couasnon.
Arrivés à un petit pont de bois en mauvais état, nous avons été contraints de rebrousser chemin, heureusement que de quelques mètres, car le passage était interdit en raison de travaux.
8 jours auparavant, nous étions pourtant passées sans encombre.
Quiz : combien avons-nous traversé de ponts et de passerelles ?
Et bien pour le savoir, vous refaites le parcours et amusez-vous à les compter. J’en ai compté 18.
Merci à tous pour votre participation et votre bonne humeur habituelle, et pour avoir traversé les routes avec prudence et bien regroupés. Et merci également à Martine, « la cousine » que nous avons croisé, qui a collaboré à la reconnaissance d’une partie de cette randonnée.
Equipe organisatrice : Claire, Claude, Catherine P. et merci à Béatrice C. pour sa collaboration